• Titre: Les cotons de la honte

  • Technique: Acrylique sur toile polyester
  • Dimensions tableau: 30 cm x 30cm

  • Dimensions avec cadre: 35 x 35cm

  • Profondeur : 5 cm

  • Oeuvre originale signée

  • Certificat d'authenticité

EXEMPLAIRE UNIQUE

VENDU

 

Le système d'accroche derrière le cadre (photo n°3) permet de suspendre directement le tableau à un crochet.

Les plans délimités par les lignes noires verticales et horizontales représentent les champs de coton. A l'intérieur, les carrés et les rectangles noirs symbolisent les esclaves. Les carrés et les rectangles qui sont de travers sont les esclaves insoumis. Chaque champs de coton est différents pourtant on retrouve des similitudes entre les esclaves soumis ou insoumis dans chaque champs de coton.

J'ai dessiné l'encadrement d'après une photo d'un esclave vendu sur un marché à qui son propriétaire avait passé un licol en fer autour du cou et c'est un chaudronnier qui a réalisé le cadre.

Si le texte qui accompagne les cotons de la honte est tout droit sorti de mon imaginaire, le texte de la vente judiciaire qui le précède est bien authentique.

Vente judiciaire

Dimanche 25 janvier courant, à onze heures, sur la place publique du bourg de Port-Louis, il sera procédé à la vente au comptant, au plus offrant et dernier enchérisseur, de :

1) Une négresse, nommée Clara, âgée de vingt-quatre ans ;

2) Un cheval, sous poil roux foncé, âgé de dix ans ;

3) Divers meubles et effets mobiliers.

Provenant de saisie-exécution. L'Avenir de la Pointe-à-Pitre, 17 janvier 1846.

LES COTONS DE LA HONTE

Comment cela a pu commencer, j'ai oublié la funèbre traversée du bateau sans retour.

Comment cela a pu continuer, j'ai oublié ; l'éclat de mes rêves s'est terni à l'ombre du coton.

Comment cela à pu durer, j'ai oublié.

Mais je me souviens de la couleur du coton ; celle du linceul pour ceux qui perdaient le courage d'espérer.

Mais je me souviens du langage du commandeur ; le fouet.

Mais je me souviens des brulures à l'âme, des ventres creux.

Mais je me souviens surtout de nos chants qui soir après soir ouvraient les maillons de nos chaines.

Et jamais je n'oublierai ;

Le jour où cette chaine s'est brisée,

Le jour où les négres se sont levés,

Le jour où notre sang a inondé notre révolte,

Le jour où la négrille a déversé son humiliation sur les cotons de la honte,

Pour la liberté.